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Question 1 : la sécurité Nous refusons toute « municipalisation » de la police, qui doit rester la police nationale. Donner des moyens supplémentaires à la police, à la gendarmerie, aux douanes, s'accompagne nécessairement de moyens supplémentaires donnés à la justice. Pour qu'aucun délit ne reste impuni, pour qu'il existe une juste sanction, proportionnelle au délit, pour que les condamnations soient effectives, la justice doit disposer des moyens nécessaires à son action. Pour les jeunes délinquants, la palette des réponses doit être la plus large possible : prévention et sanction doivent se compléter ; centres éducatifs ouverts et centres éducatifs fermés doivent aussi se compléter. La finalité reste l'insertion, mais aussi la protection des plus jeunes. Question 2 : la réforme de l Etat La réforme de l'État est une nécessité. Le départ à la retraite de 800 000 agents de l'État dans les dix ans qui viennent doit être l'occasion d'une modernisation de nos services publics que personne ne songe à faire disparaître. Mais, une réforme de l'Etat ne peut se faire sans les intéressés eux-mêmes. Aucune réforme ne peut venir d'en haut. Première urgence : rétablir le dialogue social dans la fonction publique. Question 3 : la réduction des dépenses publiques, le remboursement de la dette publique Il est évident que l'aggravation des déficits publics ne peut se poursuivre indéfiniment sans plonger la France sur la voie du déclin, ce qui s'est passé, malgré une forte croissance, sous les gouvernements Jospin. En même temps, le remède serait pire que le mal si des mesures brutales étaient prises, alors que la croissance n'est pas au rendez-vous. Première urgence : relancer la croissance. Question 4 : la santé Nous sommes attachés à notre régime de sécurité sociale, au principe d'une solidarité collective. Il ne peut y avoir de gestion comptable des dépenses de santé. La responsabilisation des médecins permettra de résoudre la question du financement des soins. Notre système de santé est l'un des meilleurs du monde et il doit le rester. Cela passe par un dialogue social renoué entre les médecins, l'État et les différents partenaires. Une politique de prévention plus efficace doit permettre aussi de réduire les dépenses. Question 5 : l'emploi Tout ce qui permet aux jeunes d'entrer dans la vie active doit être étudier. Nous préconisons une baisse des charges sociales, voire une exonération dans certains cas, pour les entreprises qui recrutent des jeunes. L'emploi des seniors doit aussi être reconsidéré : la politique des départs massifs en pré-retraite ne peut être poursuivie. Il appartient aux partenaires sociaux, branche par branche, de décider des mesures à prendre pour favoriser l'emploi des jeunes, garantir l'emploi des seniors. L'Etat doit s'engager dans l'adoption de mesures fiscales incitatives. Question 6 : les retraites Le dossier des retraites, totalement ignoré par Lionel Jospin, est l'un des plus difficiles à aborder. Il est clair qu'il s'agit de l'une des priorités du prochain gouvernement. Faire converger les conditions de retraite du secteur public et celles du secteur privé est une nécessité. Rien ne peut être fait sans un retour au dialogue social pour donner plus de souplesse à un régime auquel les socialistes ont donné une rigidité excessive. Un haut niveau de retraite doit être garanti à chaque Français, d'abord au travers de solidarités collectives, ensuite au travers d'incitations fiscales. Mais, il ne peut y avoir un système de retraites à deux vitesses qui fragiliserait encore plus les plus démunis de nos concitoyens. Question 7 : retraite par répartition ou par capitalisation ? Nous sommes attachés à notre système de retraites par répartition que nous ne voulons ni abandonner ni remettre en cause. Le complément de retraite par capitalisation doit relever d'une solution « à la française » que les partenaires sociaux s'attacheront à définir. Le statu quo actuel ne peut être maintenu. Question 8 : la dynamisation de l'économie La dynamisation de l'économie est une évidence. Actuellement, la France est le 4è pays mondial en matière d'investissement étranger. Pour conserver ce rang, il faut que notre fiscalité des entreprises s'aligne sur une moyenne européenne. Question 9 : la création d'entreprises en France Elle doit être facilitée par des mesures fiscales appropriées. Le poids des contraintes administratives, les délais, tout cela doit être réduit. Les petites et moyennes entreprises sont créatrices d'emploi, l'artisanat est le premier employeur de notre pays. C'est dans ce domaine qu'il faut agir pour créer des entreprises, favoriser la création d'emplois. Question 10 : les technologies nouvelles Deux urgences : rattraper
notre retard, démocratiser, pour internet, l'accès au débit de type ADSL
encore trop cher en France. |