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Lettre ouverte de Jean-Claude OKERMAN


Envoyé : vendredi 10 mai 2002 17:48
Objet : PARITE PUBLIC-PRIVE : DEVENIR FONCTIONNAIRE.......UN REVE ?

Gagner plus en travaillant moins ?.....30 à 35 heures de travail par semaine au lieu de 35 heures mini dans le secteur privé.
Ne cotiser que 37,5 ans au lieu de 40 ans pour la retraite.....!
A un taux de 7,85% au lieu de 10%.....!
Percevoir une retraite de 40% supérieure à celle du secteur privé car calculée sur les six derniers mois au lieu de 25 ans.....!
(Informations fournies par l'iFRAP: double cliquer sur http://www.ifrap.org )

Quant à la veuve d'un fonctionnaire, c'est percevoir la moitié de la pension de son mari quand la veuve d'un privé n'en perçoit parfois qu'un tiers.
(source: Sauvegarde Retraites - 110, bd Saint Germain 75006 Paris - tél.: 01.43.29.14.41).

Ces avantages sont tellement contraires à notre devise (Liberté, ÉGALITÉ, Fraternité) que même des fonctionnaires s'en émeuvent (lire ci-dessous l'article d'un haut-fonctionnaire Pierre SECRET paru dans "tous contribuables": double cliquer sur http://www.contribuables.net ).

Mais comment faire pour en bénéficier ? Devenir tous fonctionnaires ?
Ce n'est malheureusement pas possible car ceux-ci sont des fonctionnels; ce sont les "cols blancs" de la France.
Et, dans une entreprise, la présence de "cols blancs" n'est justifiée que par l'existence des "cols bleus". Le secteur privé (les cols bleus) est donc indispensable.
Il reste alors une seule solution: appliquer au secteur privé les avantages du secteur public!

Mais ceci est-ce possible dans la situation actuelle ?
Comme l'indique Pierre SECRET dans son article, 53% des députés sont issus de la fonction publique !
En conséquence, c'est le secteur public qui dirige le secteur privé alors que les fonctionnaires ne représentent "que" 27% de la population active (bien plus cependant que dans l'Europe de l'OCDE: 15%).

La main-mise des parlementaires issus de la fonction publique sur les institutions de l'État s'explique facilement par un privilège majeur :
"UN DÉPUTÉ, QUI N'EST PAS REELU, RETROUVE AUTOMATIQUEMENT SON ANCIEN POSTE S'IL EST ISSU DU SECTEUR PUBLIC, ALORS QU'IL SE RETROUVE CHÔMEUR S'IL PROVIENT DU SECTEUR PRIVE".

D'où un nombre beaucoup plus important de candidats députés issus de la fonction publique par rapport à ceux provenant du privé; surtout bien sûr en période de fort chômage.
La majorité de nos élus venant du secteur public, il est tout naturel pour eux de favoriser ce secteur QU'ILS RETROUVERONT EN CAS DE NON-RÉÉLECTION !

Pour que le secteur privé obtienne les mêmes avantages que le secteur public, il faut donc VOTER DE PRÉFÉRENCE POUR DES CANDIDATS ISSUS DU SECTEUR PRIVE.

Si vous appartenez au SECTEUR PRIVE et si vous êtes d'accord pour appliquer ce principe, pouvez-vous TRANSMETTRE CE MESSAGE à toutes les personnes de votre carnet d'adresses ?
Si vous travaillez dans le SECTEUR PUBLIC, pouvez-vous raisonner comme Pierre SECRET et TRANSMETTRE AUSSI CE MESSAGE à tous les correspondants de votre carnet d'adresses ?

D'avance merci de votre aide pour que notre devise "Liberté, Égalité, Fraternité" devienne enfin réalité avant que certains ne l'exige par la force.
JC. Okerman - ingénieur retraité du secteur privé

PS: iFRAP = institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques
Lire ci-dessous l'article de Pierre SECRET, président du syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l'INSEE (SAIGI):

"LA NOBLESSE D'ÉTAT DOIT RENONCER A SES PRIVILÈGES"
double cliquer sur http://www.conscience-politique.org/noblessedetat.htm 

La nuit du 4 août 1789, la noblesse française décidait, de sa propre initiative, de renoncer à ses privilèges; nous dirions aujourd'hui ses "acquis".
Ce geste collectif sans précédent a depuis pris valeur de symbole.
Il devrait surtout avoir celle d'exemple.

De nos jours, il existe une autre noblesse, disposant de privilèges analogues et objet, elle aussi, de vives critiques: la noblesse d'État, élite de notre administration, qui s'appuie sur la masse des fonctionnaires.
Cette noblesse dispose de tous les pouvoirs; oublieuse de ses devoirs, elle se comporte en caste arrogante, fonctionne dans l'opacité, s'auto-attribue tous les postes et se place au-dessus de la loi.
Analysant notre haute administration dans un "État des lieux avant l'an 2000", The Economist, magazine de référence internationale, titrait ainsi une enquête de juin 1999: "Élitisme et corruption: les deux mamelles de la France".
Les critiques adressées à cette caste sont fondées.

* Il ne paraît normal, ni aux Français ni à nous, hauts fonctionnaires de base du ministère des Finances, que notre élite puisse s'attribuer, hors de tout contrôle et notamment de celui du Parlement, des primes illégales et occultes, comme l'a récemment noté la Cour des comptes.
* Il ne nous paraît pas normal que l'on puisse choisir de devenir fonctionnaire pour réussir, plus vite et sans risque, une carrière dans le privé.
* Il ne nous paraît pas normal que beaucoup des plus hauts salaires de France soient dévolus à des fonctionnaires ayant "pantouflés" dans le semi-public ou le privé.
* Il ne nous paraît pas normal que le fonctionnaire le plus riche du monde soit français (un ancien président d'ELF, inspecteur des Finances).
* Il ne nous paraît pas normal que tant de fonctionnaires soient mêlés à tant de scandales financiers, Crédit Lyonnais, ELF, MNEF ou COB.
* Il ne nous paraît pas normal que les responsables des pertes du Crédit Lyonnais ne puissent être sanctionnés parce qu'ils appartiennent au corps de fonctionnaires le plus puissant de France - l'inspection des Finances.
* Il ne nous paraît pas normal que les rapports de la Cour des comptes, dénonçant de si nombreux gaspillages d'argent public, restent sans effet, parce que cette Cour dépend du pouvoir exécutif et que celui-ci ne saurait se sanctionner lui-même.

Quelle est cette élite fonctionnaire qui ne pense qu'à fuir l'administration, perçue comme ingérable, pour envahir en masse les espaces politiques et financiers ?
Nous sommes en effet devenus une société fonctionnaire.
Nos gouvernements, de gauche ou de droite, sont des gouvernements de fonctionnaires.

Notre Parlement est à majorité fonctionnaire (53% des députés, pourcentage qui monte à 72% pour le principal parti de l'actuelle majorité).
Cette sur-représentation s'explique par le fait que les fonctionnaires ne trouvent que des avantages à se lancer dans une carrière politique alors que les autres professions, pour atteindre le même but, prennent des risques souvent insurmontables.
Cette fonctionnarisation à outrance a un coût considérable: dans une société fonctionnaire, il n'existe aucun frein institutionnel à la hausse de ces dépenses.
Au contraire, la réussite va à celui qui dépense le plus.
Quant aux blocages et aux rigidités, le statut dépassé de notre fonction publique fige les situations et imprègne les  mentalités.
Et pour ce qui est de la "fracture sociale", l'emploi est, du côté des fonctionnaires, garanti à vie
et de l'autre, synonyme de chômage et de précarité.
Mais, si une réforme ne peut venir de notre système - le propre d'une société fonctionnarisée étant d'être parfaitement verrouillée -, elle peut provenir d'une prise de conscience.
La réforme et, dans un premier temps, la correction des abus, doit être initiée par les plus privilégiés.
C'est ainsi à nous, hauts fonctionnaires, qu'il appartient de donner l'exemple et de suivre l'exemple de la noblesse de 1789 en renonçant à nos privilèges.
Nous appelons donc à une nouvelle nuit du 4 août 2000.

LES PROPOSITIONS DU SAIGI : NUIT DU 4 AOÛT - ABOLITION DES PRIVILÈGES DES
FONCTIONNAIRES

Le SAIGI (Syndicat des administrateurs et inspecteurs généraux de l'INSEE)
demande:
* Transparence des rémunérations.
* Intégration des primes dans le traitement.
* Alignement du régime de retraite des fonctionnaires sur celui du privé.
* Quarante ans de cotisation pour tous.
* Responsabilité personnelle du fonctionnaire.
* Les rapports de la Cour des comptes doivent être suivis d'effet et ses recommandations doivent avoir force de loi.
* Organisation des horaires de travail administratif en fonction des besoins du public. Ouverture de certains guichets jusqu'à vingt heures.
* Service minimum.
* Suppression du pantouflage.
* Gestion de ses effectifs par l'État et non plus par les syndicats. L'État ne doit plus garder à vie les personnels dont il n'a plus besoin.
* Démission de la fonction publique dès son second mandat pour un fonctionnaire élu député.

La suppression de ces privilèges et abus constitue un premier pas vers la réforme de l'État dont notre pays a besoin.
Un premier pas qui sera difficile et pour lequel une mobilisation importante est nécessaire.

SAIGI   23, rue du Faubourg Saint-Honoré - 75008 PARIS
             Fax : 03 20 30 73 35
             email : lesaigi@bouytel.com 


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