HOLOPHONIE ET EFFET DE CHOEUR (http://pageperso.aol.fr/_ht_a/fdzours/holophonie.htm) Dans de précédents numéros d’AFDERS Confidences, on a pu trouver des considérations sur un moyen de reproduction sonore baptisé “Holophonie”. Comme on l’a déjà décrit, ce procédé fait appel, pour la prise de son, à quatre microphones disposés devant la source sonore suivant les quatre angles d’un carré frontal et, pour la reproduction, à quatre haut-parleurs, homologues des micros disposés frontalement aux quatre sommets d’un carré. Devant des observations positives émanant de certains auditeurs invoquant une sensation de meilleure restitution spatiale, et de précision dans la hauteur, il a paru intéressant d’en fournir une interprétation rationnelle, qui repose sur le phénomène acoustique dit de ‘l’effet de chœur”. UN EFFET CLASSIQUE C’est depuis des siècles que cet effet connu est mis à contribution, en particulier dans le cas de la musique religieuse (orgue et chant choral). Un tel phénomène se manifeste par exemple de façon évidente dans le cas des chœurs féminins chantant à l’unisson. Dans ce cas, l’ensemble des fréquences émises subit des variations erratiques de niveau et de fréquence impossible à localiser dans l’espace, et dont l’addition confère au message musical une grande aération. Plus prés de nous, un tel effet peut être constaté en électroacoustique lorsqu’un document sonore est simultanément reproduit par deux chaînes sonores émettant dans le même lieu. Ce lieu peut être constitué par des pièces connexes; c’est le phénomène constaté il y a un demi-siècle par les Américains sous le nom de “next set effect” mettant en oeuvre deux récepteurs de radio. L’audition simultanée de deux postes de courbes de réponse différentes, ajoutée aux délais de transmission acoustique reconstitue bien les conditions de l’effet de choeur. De plus, il est frappant de constater qu’un trés faible apport d’une des deux sources suffit pour produire le phénomène en question. CONCLUSION L’effet de choeur a été constaté dans le cas d’autres sources sonores que des voix, par exemple dans le cas des violons ou de certains orgues. Le chercheur R. Vermeulen des laboratoires Philips a mis en oeuvre pour élucider notamment ce problème, vingt quatre violons axcités électriquement par des vibreurs et a constaté certains résultats d’un choeur de violons. En tous cas, il est à noter de façon générale que l’emplacement des sources n’est pas critique et que, historiquement, la source principale était le poste de radio du salon et que le “next set” était aux Etats-Unis, la radio de la cuisine... Maurice Favre.