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Apiguide
a prêté ses pages à un mélomane qui veut
bien exposer quelques décennies de recherches personnelles en
matière de reproduction sonore haute-fidélité...
Pour
contacter l'auteur, écrire à la rédaction
d'apiguide.net
qui transmettra:
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Holophonie
et effet de choeur
(next set effect)
Etudes
externes
Comprendre
la façon dont nous entendons
<<La
recherche a démontré que dans un environnement
musical en direct, approximativement 30% de ce que nous entendons
est constitué de sons directs, alors qu’approximativement
70% de ce que nous entendons est constitué de sons réfléchis
par les murs, les plafonds et les planchers, et ces derniers
sons atteignent nos oreilles seulement quelques millisecondes
après les sons directs. Le cerveau humain utilise les
sons directs pour identifier et calculer son emplacement, mais
utilise les sons réfléchis pour évaluer
la musicalité et la profondeur, de même que la
direction. Si ces sons réfléchis arrivent à
nos oreilles en générant des hautes fréquences
indésirables, alors la musique reproduite est identifiée
par le cerveau comme étant une musique artificielle.
Ian (Paisley) a reconnu qu’une enceinte capable de recréer
le bon rapport entre les sons directs et les sons réfléchis
reproduirait donc des sons d'un plus grand réalisme et
d'une plus grande fidélité à l'instrument
original et à l’environnement original.>>
Source: Miragespeakers.com
études de Ian Paisley, 1971.
Sur
la nécessité d'utiliser des haut-parleurs large
bande pour créer une image holophonique
<<Most
speaker on the market today are actually "three way",
and include separate woofer, mid-range, and tweeter speakers
to handle the full range of sound frequencies. Separation of
sound in this way within a single speaker cabinet results in
different harmonics reaching the ear at different times, distorting
the information for the listener. Also, certain systems which
manipulate sound before it reaches the speaker can destroy special
information contained in a HOLOPHONIC recording or broadcast.
Virtually any type of headphone will provide a perfect HOLOPHONIC
effect. The ideal speaker for HOLOPHONIC listening is one where
each speaker driver is placed in the same point, such as single
cone designs, or the phase coherent, time compensated coaxial
speakers available from numerous manufacturers. Only two speakers
should be used and they should be placed either directly on
each side of the room or brought forward on each side to a position
45 degrees from center.>>
Source: Audio4D
Chorus
et effet de choeur
<<Chorus
: Traitement du signal sonore qui le désaccorde de façon
cyclique et infime (quelques cents) ou plus marquée (aux
alentours du demi-ton) et le mélange au son d'origine.
Cela crée un effet de choeur électronique (d'où
son nom), une sorte de quasi-unisson qui rend le son plus présent.>>
Source: Matthieu
Metzger mémoire
sur Esthétique et technique de composition, glossaire
- Université de Poitiers |
tweeters,
boomers, HP, audio HQ, test, tests audio, distorsions, plaisir d'écoute
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Bricolage
et bidouilles
pour audiophiles |
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Le
coin audiophile pour les mélomanes
3Dphonie - Holophonie
- Ambisonie 
Un exemple de reproduction d'une scène sonore
quasi tridimentionnelle à partir
de deux voies stéréophoniques
Pour
éviter toute confusion, je précise immédiatement
que ce dossier ne concerne pas la reproduction sonore multicanale
en 5.1 ou 7.1, ni le home-cinéma THX, ni le SACD,
ni la quadraphonie.
1°)
Comment m'est venue l'idée d'un tel système?
Le point de départ se situe vers 1975. Je m'étais
penché principalement sur trois phénomènes
acoustiques que j'avais tenté d'approfondir -
les documents étaitent plutôt rares à
l'époque - et ce système en représente
la synthèse. Aujourd'hui il y a de nombreuses
sources sur ce sujet qui sont disponibles
sur Internet .
-
Le premier phénomène est connu depuis des
siècles, il s'agit du phénomène acoustique
appelé "'effet de choeur".
Son utilisation par exemple avec des chœurs féminins
chantant à l’unisson confère au message
musical une plus grande aération, il a été
grandement utilisé surtout dans la musique religieuse.
Le même phénomène a été
constaté aux débuts de la radio, avec deux
TSF de modèles différents (donc avec
des harmoniques et des spectres sonores différents)
mais diffusant le même programme et placées
dans deux pièces séparées, portes
ouvertes. Les américains avaient nommé cet
effet “next
set effect”.
- Le deuxième phénomène acoustique
a pour base la constatation que la part du son direct
que l'on entend d'un instrument de musique dans un concert
est nettement inférieure à celle du son
indirect de ce même instrument réfléchi
par le mur du fond, les murs latéraux, le plafond,
l'estrade etc... (11% direct pour 89% réfléchi
selon le Dr Bose, 30% direct pour 70% réfléchi
selon Ian Paisley. J'ai opté personnellement pour
25/75%) Cette constatation a été à
l'origine de la conception d'enceintes acoustiques à
diffusion latérale, dorsale, ou face à face
par Roy Allison (voir les Allison
four, en 1976), Bose (voir les 802
seriesIII ou les Bose
901 et ce diaporama sur le
principe du direct/reflecting ) et bien d'autres:
voir les
colonnes Beveridge, la Joran
ou la OE-One
... Pour mettre en application ce principe, j'avais à
l'époque réalisé des enceintes colonnes
qui s'écoutaient ainsi face à face. La scène
sonore se construisait très naturellement entre
les deux enceintes acoustiques, mais sans une "réalité"
ponctuelle des musiciens (enceintes inspirées
de plans publiés par la Revue du son et ... elles
fonctionnement encore!).
- Le troisième phénomène acoustique
concerne la génèse du son par l'instrument
de musique. Celui-ci génère en effet le
son dans toutes les directions à 360°. C'est
ce point d'émission, assimilé à une
sphère pulsante, que Peter
Walker a cherché à reproduire quand
il a conçu son haut-parleur électrostatique
large bande Quad
ESL63 "Fred". Travaillant en doublet sonore
quasi parfait, reproduisant, grâce à des
lignes de retard, une source virtuelle placée à
30 cm derrière les panneaux, ces haut-parleurs
Quad ne demandaient, à mon avis, qu'une voie verticale
en plus pour s'approcher de vraiment très près
d'une sphère pulsante. Les Quad ESL63 en terme
d'impulsion, de respect de la phase et des timbres sont
en outre des outils de référence ( banc
d'essai ) qui ont d'ailleurs été choisis
comme haut-parleurs de contrôle par de nombreux
studios d'enregistrement (par exemple cliquez sur
'informations' sur
ce site qui présente un CD audio de Vivaldi
par l'Ensemble Il Seminario musicale chez Harmonic Records).
2°)
Schéma de principe du système

Disposition
dans la pièce d'écoute
cliquez sur l'image pour agrandir
3°)
Principe de fonctionnement du système, réglages

Réglage
des voies verticales
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Réglage
des voies frontales
|
Juxtaposition
des deux images sonores
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Ecoute
avec les deux voies actives
|
Les
réglages sont assez longs à effectuer car tout
déplacement d'un haut-parleur réagit sur les
3 autres et sur la scène sonore. En gros il faut trouver
le bon emplacement des haut-parleurs diffusant les voies verticales
seules (des JMLAB
DB13 à double bobine - de fabrication
personnelle et "un peu" modifiées
-) qui donne une image de la scène sonore, au niveau
du placement de chaque musicien, identique si possible à
l'image générée par les voies frontales
fonctionnant seules. Ensuite il convient de corriger la courbe
des voies verticales pour éviter tout éventuel
renflement du grave dû, dans mon cas personnel, à
leur position en angle de la pièce (au dessus -image-
des blocs Mono Kenwood L-08M utilisés pour les voies
frontales), compenser un peu la perte en aigus des tweeters
qui sont de ce fait tournés vers le plafond, et enfin
régler le niveau sonore des voies verticales (alimentées
par un préampli-ampli Marantz PM26) pour qu'elles "pèsent"
environ le même niveau sonore ou un peu moins (cela
dépend du niveau de réverbération ou
d'absorption de la salle d'écoute) que les voies frontales
seules. J'ai utilisé pour ces réglages des voix
de sopranos et de barytons qui devaient rester naturelles
et sans toniques surajoutées. On sera amené
à baisser le niveau général quand les
deux amplis stéréos fonctionneront ensemble.
En effet les panneaux Quad travaillent en doublet,
cela signifie que le son direct frontal représentera
au final environ le quart de la puissance acoustique totale
émise (puissance totale = ESL63 avec une voie frontale
+ une voie dorsale + DB13 pour la voie verticale) , et le
son réfléchi (ESL63 voie dorsale + DB13 verticale)
représentera les trois quarts. Les deux images sonores
doivent fusionner et se confondre quand le système
fonctionne au complet... Les amplis ainsi doublés débitent
très peu même dans les tutti (quelques watts
seulement, même avec le faible rendement des panneaux
Quad), ils doivent cependant avoir un temps de réponse
immédiat... donc posséder des alimentations
conséquentes et rapides. Dernière contrainte,
le volume général du préampli (Kenwood
L-08C) doit agir en même sur les voies frontales et
verticales de manière uniforme ce qui implique un rendement
à peu près équivalent de tous les haut-parleurs
afin d'éviter des changements d'équilibre avant/arrière+vertical
selon les niveaux. Ouf ! mais le résultat en vaut la
peine...
4°)
Résultats à l'écoute
La notion de son "3D" ou "holophonique",
je ne sais pas trop quel terme employer, se traduit ici par
une "matérialisation" des
instrumentistes dans la scène
sonore virtuelle. On peut tourner la tête, rester assis,
se lever, se déplacer dans une zone d'écoute
élargie sans que les musiciens changent de position.
En
fait, c'est ce j'appellerais le "mentir-vrai" d'une
reproduction sonore imitée au point que le cerveau
s'y trompe. Du coup, on "entre" immédiatement
dans la musique et dans l'interpréation sans se poser
la moindre question de nature "hifi-esque". Les
artistes ont du corps, de la chair, une présence et
une véracité qui fait que naturellement on les
cherche des yeux et même... jusqu'à presque les
voir tant on les imagine, et cela sans effort. On y croit,
un point c'est tout. Aucun son ne semble d'ailleurs provenir
des enceintes acoustiques frontales elles-mêmes qui
paraissent ne pas fonctionner, il faut vraiment s'en approcher
de près pour se rendre compte qu'elles marchent.
A noter que le cerveau est très pointilleux sur ce
qu'il entend quand il "voit" et entend ainsi. La
source sonore doit en effet être à un niveau
crédible par rapport à l'éloignement
que le cerveau a estimé. (Je
suis certainement un peu conditonné par l'écoute
en concert... et je suis rarement au premier rang, hélas!)
Si les haut-parleurs sont réglés a un niveau
sonore trop élevé, ça ne "colle"
pas, le cerveau n'y croit plus et la scène sonore perd
sa "matérialisation mentale". Par contre,
tant que le cerveau y croit, il suffit de "regarder"
un peu le soliste ou la flute au troisième rangs de
pupitres pour l'entendre beaucoup mieux... comme au concert,
et nul besoin de retoucher au niveau sonore.
Avec ce système d'ajout d'une voie stéréo
verticale en "chorus", la
dynamique fine est mieux respectée, les pupitres gagnent
en aération, en corps, et d'une manière générale
on écoute nettement moins fort tout en ayant plus de
plaisir musical... et sans le moindre sentiment de manque
de dynamique dans les forte ou les tutti. Le gain de dynamique
semble se faire par le bas, sur les niveaux sonores les plus
faibles qui deviennent alors plus perceptibles et surtout
plus riches de nuances.
Améliorations:
Ce système visait à obtenir un gain de satisfaction
auditive par la construction d'une image sonore encore plus
crédible, en décembre 2004 il s'est vu adjoindre
un accessoire qui a encore amélioré mes conditions
d'écoute, un ionostat.
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