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Apiguide a prêté ses pages à un mélomane qui veut bien exposer les résultats de quelques décennies de recherches personnelles en matière de reproduction sonore très haute--fidélité. Voici en plus de ses trouvailles, quelques unes de ses réflexions personnelles...


 
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W   W   W   .   A   P   I   G   U   I   D   E   .   N   E   T
L e     G u i d e     I n t e r n e t     F a c i l e
Bavardage sur la musique, le temps
et la dynamique


« La musique donne une âme à nos coeurs
et des ailes à la pensée »
Platon, 428-347 av.JC, Extrait du poème La musique


 
PASSION MUSIQUE
Mis à jour le
 
Chroniques de l'Audiophile Apiguide- DIY pour les audiophiles mélomanes bricoleurs
Considérations personnelles sur ce qui devrait être optimisé
pour une reproduction émouvante de la musique chez soi...


Je vais tout vous dire!
A ma dernière visite médicale (ça remonte à... passons), le médecin de la sécu m'avait fait passer les tests d'audition habituels avec un casque et des signaux sinusoidaux émis soit dans l'oreillette droite soit dans l'oreillette gauche. Bon, je ne suis plus tout jeune et les résultats ont quand même inquiété le toubib au point qu'il m'a demandé si une telle déficience dans la perception des sons aigus ne me causait pas de sérieux problèmes au quotidien. Je l'ai rassuré sur ce point, mais il est resté dubitatif.

Vous vous dites: Allons bon, l'Audiophile Apiguide est sourd comme un pot! Toute sa prose n'est que le fruit de son imagination car en fait il n'entend pas grand chose.

Demande de gravure des fichiers persos de l'Audiophile Apiguide

 


1°) Optimiser quoi ?
Je suis parait-il sourd comme un pot !

        Soit, je n'entends pas un signal sonore très aigu de fréquence 15 000Hz sous forme d'onde sinusoidale pure, encore moins le 18 000 Hz ni même bien le 12 000Hz... et cela en labo médical. Mais en matière musicale, au concert, en écoute de ma chaine hifi... c'est bizarre... j'entends tout. La preuve, si je les supprime ces sons aigus que, en principe, je n'entends pas... et bien ils me manquent, et tout le message musical se dénature, s'appauvrit.
Alors ? qui a tort qui a raison? le corps médical ou moi?

En fait on a raison tous les deux.   Je n'entends de ces fréquences que ce qu'elles émettent en plus de leur fondamentale. J'entends tous les harmoniques inférieurs et les fréquences de battements... et c'est ça qui compte au plan musical. La richesse des fréquences aigues contribue ainsi à la pleinitude du registre médium et haut médium. L'inverse est aussi vrai pour l'extrême grave en deça de 30 Hz. La présence ou l'absence d'infra-sons (10 Hz à 30 Hz) va modifier le spectre jusque dans l'aigu, alors même que votre salon de 4m x 5m ne peut pas les restituer du fait physique de leur longeur d'onde.
La preuve? Les grands interprètes, les grands chefs d'orchestre jouent et dirigent de façon souvent divine bien au délà de 80 ans... et leur spectre auditif est à cet âge très naturellement déficient en mesure "médicale" au dela de 8kHz, mais écoutez donc leurs remarques lors des répétitons avec l'orchestre, c'est édifiant. (voir le tableau "Age/audition" en bas de page)

Un son sinusoidal pur n'existe pas dans la nature et s'il existait vous l'entendriez avec vos 2 oreilles. L'audition musicale fait intervenir la binauralité (la stéréo). Le cerveau interprète ensuite les signaux et pour cela il se sert de tout l'apprentissage de l'écoute sensible, enrichie de votre expérience personnelle, de votre vécu, de votre culture. C'est bien autre chose qu'un simple signal à 10 Khz sinus émis dans un mauvais casque sur une seule oreille.

Deux sons ne restent jamais seuls. Ce phénomène des harmoniques et des battements est bien connu des instrumentistes. Tous les musiciens depuis l'antiquité l'ont utilisé, les choeurs s'en servent abondamment, la musique folklorique traditionnelle aussi l'utilise depuis des lustres. On émet 2 notes précises et l'artiste ou le compositeur sait que leur mélange va créer un son qui sera perçu comme une troisième note distincte (Georgiu Zamfir y excellait avec sa flute de pan). Ainsi 2 sons aigus à 14 Khz et 16 Khz (inaudibles pour moi selon les tests médicaux) vont créer un battement à 2 Khz qui, lui, est parfaitement audible, même à très faible niveau sonore. Le son à 2 Khz va générer aussi des sons à 12 Khz et tout ça va se combiner avec les autres sons et en générer d'autres. C'est dailleurs à mon sens le seul justificatif des tweeters que montent dans l'ultrason à 30 Khz ou de l'échantillonnage accru du SACD...

Tout ceci non pas pour parler de moi et des petits problèmes de l'âge, mais pour dire que ce qu'il convient d'optimiser, c'est ce qu'il y autour et alentour du son, au delà des schémas traditionnels même avec les meilleurs amplis ou lecteurs CD. Les sentiers battus et rebattus de la hifi nous ont souvent conduit à des impasses (la course aux zéros après la virgule, la contre-réaction dans les amplis, le mp3 qui supprime "ce qui ne s'entend pas" etc...), et surtout nous ont fait croire qu'il n'existait aucun autre chemin... allant peut-être plus loin et surtout mieux.

La crédibilité auditive "globale". J'irai jusqu'à penser, au niveau des mesures traditionnelles, que la bande passante en fréquences d'un ampli est peu importante dès lors qu'il a la capacité de restituer un "environnement" riche avec un maximum d'informations combinatoires dans la plage 80 Hz à 6 KHz.
Pour prendre une comparaison avec le dessin de la façade d'une cathédrale, je crois qu'obtenir une esquisse globalement assez respectueuse de l'image générale est au moins aussi important, voire davantage, pour en saisir tout son sens, que d'avoir un contour très flou de l'édifice mais tous les détails des seules sculptures autour de la porte centrale.

Je ne sais pas trop ce c'est, mais je sais où le débusquer! Mon approche du courant secteur, des micro-vibrations, des distorsions et perturbations de surface, des matériaux, des mouvements rotatifs, des ions lourds de l'air, des charges électriques de surfaces, des MDI, des MIS etc... tout cela vise à rendre à la musique tout son côté "globalement" vivant et sensible.

2°) Optimiser comment ?

Technique ou art? Voilà le problème! Non seulement il n'existe aucun appareil électronique de mesure et d'analyse de la perception humaine de la musique mais encore il n'existe aucune théorie ni méthode traitant d'une telle démarche "environnementale" ou "globale". Me voici, je crois, en terrain quasi vierge où il me faut défricher, intuiter, bidouiller, essayer, écouter. Et parfois je tombe sur une façon de faire qui apporte un "plus" en terme de plaisir musical. Ce n'est plus de la technique, c'est plutôt de l'art.

S'enrichir des expériences faites par d'autres. Mes trouvailles personnelles avec les balais en fil de Litz ont par exemple inspiré un audiophile qui m'a suggéré une polarisation active... j'ai essayé, et ça marche.. après quelques recherches qui m'ont demandé plusieures semaines pour optimiser cette polarisation avec le lecteur CD-SACD audiophile... voila! l'astuce est adoptée et ça fait un dossier de plus dans les fichiers de l'Audiophile Apiguide !

Le pourquoi du comment. Dans quelques années on saura peut-être pourquoi ça marche. D'ici là, j'en aurai écouté de la musique avec mes bidouilles et... sans me poser de question existencielle.

L'âne et le son

« Une bonne histoire en dit parfois plus qu'un long discours. Il était une fois un paysan soucieux de gestion. Quotidiennement, son âne avalait un sac de son (!). Comment, se dit cet homme madré, faire en sorte de réduire sa ration sans qu'il s'en aperçoive. Une idée lumineuse lui vint soudain : ôter chaque jour un grain. Durant plusieurs années le stratagème fonctionna à merveille. La portion du pauvre animal avait diminué de moitié. Et le paysan riait de sa rouerie. Il faisait d'intéressantes économies quand, un matin, en entrant dans l'étable, il trouva la bête gisant à terre. C'est étrange, dit-il à son entourage, hier encore mon âne se portait comme un charme. Je lui ai mis un grain de son en moins et il en est mort. Dans cette parabole perce le danger insidieux des compressions numériques. Leur élaboration repose sur des tests d'écoute : on supprime une composante du message sonore, puis un autre, jusqu'au moment où l'on entend une altération flagrante, jusqu'au moment où la restitution semble subitement privée de vie. A partir d'un certain point le changement quantitatif se métamorphose en changement qualitatif. Or cette limite n'est pas stable dans le temps. On sait que plus on réécoute un message sonore, mieux on en perçoit la richesse, la multiplicité de ses composantes. C'est même le propre d'une grande ouvre musicale : chaque nouvelle audition ou presque, nous en révèle des éléments qui nous avaient échappés les premières fois. Par principe les compressions numériques éliminent tout ce qui n'est pas perçu explicitement à un moment donné. Par ailleurs elles nient l'existence de l'écoute subliminale, elles ignorent le fait que le psychisme intègre certains sons d'une manière subconsciente. Cette élimination systématique de la plupart des composantes acoustiques situées à la frontière de l'inaudible est lourde de conséquences. Elle conduit entre autres à la négation de certaines valeurs organologiques. L'intérêt d'un Stradivarius par rapport à un violon industriel réside dans le dosage des harmoniques, dans les résonances subtiles qui lui sont propres. Si l'on gomme ces fines particularités, à quoi bon s'encombrer d'un instrument aussi précieux ? Pour les musiques modernes qui sont déjà des produits de synthèse copieusement filtrés et plutôt pauvres acoustiquement, les fortes compressions de la norme MP3 sont peu dommageables. Pour les musiques acoustiques, il en va tout autrement... » (  texte extrait d'une chronique de Jean-Marie Piel publiée dans la revue Diapason en mars 2000)

La compression destructive acceptable dépend en fait de la destination: La perte de qualité sonore est beaucoup moins perceptible dans le cas d'une musique de fond jouée à faible volume et à laquelle on ne prête qu'une attention toute relative. L'arbitrage entre taux de compression et qualité dépend donc essentiellement de l'usage que l'on veut faire de la musique. L'exigence de qualité pour la musique diffusée dans un ascenseur de grand magasin reste limitée! Et personnellement cela ne me frustre pas beaucoup.

La compression audio sans perte qualitative existe !

Des codecs "lossless" de compression audio sans pertes existent pourtant:
- APE monkey's audio
- FLAC free lossless audio codec
- LPAC lossless predictive audio compression
- RKAU rk audio compression
- WavPack hybrid lossless audio compression
- Shorten softsound
- RALF etc...

Les taux de compression "lossless" se limitent cependant à une réduction de 50 à 60% du volume des fichiers initiaux.
Pour en savoir plus sur   Les formats Audio lossless forum unite-video.com/


Le battement, cest quoi?

"...Prenons 2 joueurs de flûte, instrument connu pour son taux d'harmoniques plutôt faible – une sorte d'exception qui confirme la règle. Si chacun d'eux joue une note différente, qu'allons-nous entendre ? Une seule note, 2 notes, plus ? En théorie, nous devrions entendre 2 notes bien distinctes l'une de l'autre. En théorie seulement ? Eh oui, il se trouve qu'en pratique, notre système auditif n'est pas parfait, lui non plus. Merveilleux, certes, mais imparfait. Sans entrer dans les détails, nous pouvons cependant dire qu'en fait nous percevrons non seulement 2 sons distincts, mais également des combinaisons fréquentielles de ceux-ci. Que les mélomanes veuillent bien nous pardonner de remplacer les notes de musique par des fréquences, mais l'exemple suivant n'en sera que plus explicite:
Si la première flûte