Ce qu'il me faut à moi, c'est
la brutale orgie,
La brune courtisane à la lèvre rougie,
Qui se pâme et se tord;
Qui s'enlace à vos bras dans sa fougueuse ivresse,
Qui laisse ses cheveux se dérouler en tresse,
Vous étreint et vous mord !
C'est une femme ardente autant qu'une Espagnole,
Dont les transports d'amour rendent la tête folle
Et font craquer le lit;
C'est une passion forte comme une fièvre,
Un lèvre de feu qui s'attache à ma lèvre
Pendant toute une nuit !
C'est une cuisse blanche à la mienne enlacée,
Un regard embrasé d'où jaillit la pensée ;
Ce sont surtout deux seins,
Fruits d'amour arrondis par une main divine,
Qui tous deux à la fois vibrent sur la poitrine,
Qu'on prend à pleines mains