Paul Verlaine

Quand tu m'enserres de tes cuisses
La tête ou les cuisses, gorgeant
Ma gueule des bathes délices
De ton jeune foutre astringent,

Ou mordant d'un con à la taille
Juste de tel passe-partout
Mon vit point très gros, mais canaille
Depuis les couilles jusqu'au bout,

Dans la pinette et la minette
Tu tords ton cul d'une façon
Qui n'est pas d'une femme honnête ;
Et, nom de Dieu, t'as bien raison !

Tu me fais des langues fourrées,
Quand nous baisons, d'une longueur,
Et d'une ardeur démesurées
Qui me, vont, merde ! au droit du coeur,

Et ton con exprime ma pine
Comme un ours tetterait un pis,
Ours bien léché, toison rupine,
Que la mienne a pour fier tapis.

Ours bien léché, gourmande et soûle
Ma langue ici peut l'attester
Qui fit à ton clitoris boule-
De-gomme à ne plus le compter.

Bien léché, oui, mais âpre en diable,
Ton con joli, taquin, coquin,
Qui rit rouge sur fond de sable :
Telles les lèvres d'Arlequin.

(A madame)


   

Api.guide © AFIC 2002


Toutes les images et textes présentés sur "Les lettres de l'Enfer" sont l'exclusive propriété de leurs auteurs ou ayants-droits. - All pictures are copyrighted by their authors and their publishers worldwide -
Ayant sollicité l'autorisation de tous ceux que nous avons pu contacter, nous retirerons tout document jugé par eux préjudiciable sur simple demande faite au
Webmaster